Nutrition
entraînement & compétition

Adapter son alimentation selon l’heure de la séance, la durée de l’effort et l’objectif de course.

Créer l’adaptation

L’entraînement met le corps à l’épreuve pour créer des adaptations et accroître les performances.

Remplir les stocks

L’endurance régulière augmente les réserves de glycogène musculaire.

Économiser l’énergie

Le corps entraîné utilise mieux les acides gras sur les longues distances.

Tester avant le jour J

Les stratégies alimentaires doivent être validées à l’entraînement.

Les objectifs de l’alimentation à l’entraînement

L’alimentation autour de l’entraînement ne sert pas seulement à “avoir de l’énergie”. Elle permet aussi d’améliorer la disponibilité des glucides, d’habituer le système digestif, de tester les boissons et collations, et d’optimiser la récupération.

Adapter selon l’heure d’entraînement

MomentAvant l’effortPendant / après
Matin à jeunPossible si l’on est bien reposé. Séance courte, environ 1h maximum. Dîner de la veille équilibré, riche en IG bas et oméga-3.Hydratation avant. Boisson de l’effort si besoin. Collation de récupération obligatoire.
Matin après petit-déjeunerPetit-déjeuner digeste environ 3h avant l’effort, riche en IG bas et avec un apport protéique.Hydratation avant et pendant. Récupération après séance.
MidiSi séance au plus tard 4h après le petit-déjeuner : pas forcément d’en-cas. Si délai plus long ou petit-déjeuner léger : en-cas 2h avant.Déjeuner de récupération ou collation si manque de temps.
SoirDéjeuner équilibré, riche en IG bas. En-cas digeste environ 2h avant la séance.Dîner de récupération après l’entraînement.
Repère : pour une séance d’au moins 2h ou une séance de fractionné, le document recommande une boisson de l’effort avec glucides et sodium.

Exemples de petits-déjeuners 3h avant l’effort

Ces exemples sont issus des repères du document et distinguent deux gabarits. Ils doivent rester des bases à adapter selon les goûts, la tolérance digestive et l’expérience de chacun.

AlimentsSportive 50–55 kgSportif 70–75 kg
Eau150 ml200 ml
Café ou thé vertTasse ou bolTasse ou bol
Pain au levain80 g120 g
Jambon cuit / saumon fumé / œuf25 à 30 g ou 1 œuf40 à 45 g ou 2 œufs
Beurre ou purée d’amandes10 à 20 g10 à 20 g
Fruit cuit ou compote120 g150 g
Amandes / noisettes20 g30 g
Variante flocons d’avoineSportive 50–55 kgSportif 70–75 kg
Eau150 ml200 ml
Café ou thé vertTasse ou bolTasse ou bol
Flocons d’avoine40 g60 g
Fruits séchés30 g40 g
Miel d’acacia2 cuillères à café3 cuillères à café
Noix / amandes20 g30 g
Yaourt soja ou lait de vache11 à 2
À retenir : manger dans le calme, bien mâcher, prendre son temps et rechercher la satiété sans surcharge digestive.

En-cas 2h avant l’effort

Conseil pratique : l’en-cas doit être simple, connu, facile à digérer et testé à l’entraînement.

Avant compétition : les objectifs

La nutrition avant compétition vise à préparer l’organisme à utiliser ses capacités au maximum, disposer d’énergie suffisante pour terminer l’épreuve, limiter les troubles digestifs, prévenir les crampes et arriver au poids de forme.

Comprendre l’utilisation de l’énergie

En endurance, le muscle utilise des glucides sous forme de glycogène et des lipides sous forme d’acides gras libres. Plus l’intensité augmente, plus la part des glucides devient importante.

IntensitéÉnergie dominanteRepère pratique
Sous 70 % VO₂maxMajoritairement lipidesEffort long et relativement confortable.
70–75 % VO₂maxMix glucides / lipidesZone d’endurance soutenue.
Au-dessus de 75 % VO₂maxMajoritairement glucidesEffort plus rapide, réserve glycogène déterminante.
Pourquoi privilégier les IG bas avant l’effort ? Le document indique que les glucides à index glycémique bas pris environ 3h avant l’effort favorisent une utilisation plus progressive de l’énergie.

Protocole idéal : 8 jours avant la compétition

Le protocole ci-dessous reprend la logique du document : diminuer puis recharger progressivement les réserves glucidiques, tout en maintenant une bonne hydratation et un bon confort digestif.

PériodeObjectifEn pratique
J-8 à J-6Diminuer progressivement les réserves glucidiques pour rendre les muscles plus réceptifs aux glucides.Entraînement assez intense. Diminuer d’1/3 la ration de féculents à IG bas ou supprimer les féculents le midi. Augmenter les légumes. Boisson de l’effort pendant l’entraînement. Bonne hydratation.
J-5Commencer à augmenter le stock de glycogène musculaire.Entraînement soutenu mais non traumatique. Juste après : repas de récupération avec 1/3 de féculents en plus. Bonne hydratation.
J-4 à J-2Poursuivre l’augmentation des réserves de glycogène et optimiser le confort digestif.Pas ou léger entraînement. Ration alimentaire normale et digeste. Augmenter les féculents d’1/3. Préférer la pasta party l’avant-veille plutôt que la veille.
J-1Maintenir les réserves au maximum et éviter les troubles digestifs.Pas ou léger entraînement. Repas connus, digestes, sans surcharge. Hydratation régulière.

À limiter les derniers jours

Pour optimiser le confort digestif, le document attire l’attention sur certains aliments ou préparations à réduire avant la compétition, surtout chez les personnes sensibles.

Variantes plus simples : J-3 ou J-1

Objectif : recharge glucidique. Pas ou peu d’entraînement. Après entraînement éventuel : repas de récupération avec 1/3 de féculents en plus. Favoriser pommes de terre, légumes et fruits, et conserver une bonne hydratation.
Objectif : maintenir les réserves et préserver le confort digestif. Pas de nouveauté alimentaire, repas digestes et connus, hydratation régulière, éviter les excès de fibres, sauces, fritures et aliments mal tolérés.
Le document recommande de préférer la pasta party l’avant-veille de compétition plutôt que la veille, afin de limiter la surcharge digestive le jour J.

Récupération : ne pas la négliger

La récupération commence dès la fin de la séance ou de la course. Elle vise à réhydrater, reconstituer les stocks de glycogène et soutenir la réparation musculaire.

À tester : chaque coureur doit identifier les aliments qui passent bien après l’effort. La tolérance digestive est individuelle.

Erreurs fréquentes à éviter

À retenir : la meilleure stratégie alimentaire est celle que l’on a testée, digérée et validée à l’entraînement.