Mémo alimentation
du sportif

Les repères simples pour mieux manger au quotidien, mieux récupérer et mieux courir.

Je m’hydrate

Au moins 1,5 L/jour hors effort, à ajuster selon chaleur, entraînement et transpiration.

Je privilégie

Aliments à forte densité nutritionnelle : fruits, légumes, bons féculents, protéines, bonnes graisses.

Je réduis

Sel, sucre ajouté, alcool, produits trop transformés et excès de graisses défavorables.

Je teste

Les habitudes alimentaires doivent être validées à l’entraînement, pas improvisées le jour J.

La base : aliments à forte densité nutritionnelle

Le sportif d’endurance a besoin d’énergie, mais aussi de micronutriments : minéraux, vitamines, antioxydants, fibres, protéines et bonnes graisses. L’objectif n’est pas de manger “parfaitement”, mais de construire des habitudes solides et faciles à tenir.

Fruits & légumes : le socle du coureur

Ils apportent fibres, minéraux, vitamines et antioxydants. Ils participent aussi à l’équilibre acido-basique et à la récupération.

RepèreEn pratique
Objectif5 à 7 parts/jour selon les besoins.
Exemple simple2 fruits + 3 légumes, ou 3 fruits + 4 légumes.
VarierChanger les couleurs et suivre les saisons.
Avant effortAdapter les quantités de cru si digestion sensible.
Après effortAssocier légumes, féculents et protéines dans un repas complet.
Attention avant course : les crudités, légumes secs et choux peuvent gêner certains coureurs. À réduire les derniers jours si tu es sensible.

Glucides : carburant de l’effort

Les glucides sont essentiels pour les séances intenses et les compétitions. Au quotidien, l’intérêt est de privilégier des sources de qualité, plus stables et plus rassasiantes.

TypeExemplesUtilisation
IG bas / modéréPain au levain, pain de seigle, flocons d’avoine, légumineuses, riz basmati, patate douce.Base intéressante au quotidien et avant effort à distance.
IG plus élevéPain blanc, sucreries, boissons sucrées, produits raffinés.À réserver plutôt autour de l’effort si besoin, pas comme base quotidienne.
Fruits secs / mielDattes, raisins secs, miel d’acacia.Petites quantités en collation ou avant séance selon tolérance.
LégumineusesLentilles, pois chiches, haricots.Très intéressantes au quotidien, mais à tester avant effort pour la digestion.
Repère sportif : plus la séance est longue ou intense, plus les glucides deviennent importants. Pour une journée légère, les portions peuvent être plus modestes.

Protéines : réparation et adaptation

Les protéines participent à la réparation musculaire, au maintien de la masse maigre et à l’adaptation à l’entraînement. Elles sont utiles toute l’année, pas seulement après une course.

SourceRepères du documentConseil pratique
Poissons / produits de la mer2 à 3 fois/semaine, dont au moins 1 poisson gras.Intéressant pour les oméga-3.
Œufs2 à 6/semaine.Choisir si possible des œufs de qualité.
Viandes maigresPoulet, dinde, lapin, veau, filet de porc, jambon blanc.Base simple pour les repas courants.
Bœuf1 à 2 fois/semaine.Choisir les morceaux les plus maigres.
Viandes grasses0 à 2 fois/semaine.À limiter si récupération ou digestion difficiles.
LégumineusesPois chiches, lentilles, haricots, pois cassés.Bonne alternative, à associer à des céréales selon les repas.
Après une séance exigeante : associer glucides + protéines aide à refaire les stocks et soutenir la réparation musculaire.

Lipides : choisir les bonnes graisses

Les graisses ne sont pas à supprimer. Elles participent à la santé, aux hormones, à l’absorption de certaines vitamines et à la lutte contre l’inflammation, à condition de bien les choisir.

Avant effort : un repas trop gras ralentit la digestion. À éviter avant une séance ou une course.

Produits laitiers : à adapter selon tolérance

Les produits laitiers ne sont pas obligatoires pour tous. Le document propose de les réduire à 0 à 2 par jour selon tolérance, en particulier si le lactose est mal digéré.

ProduitRepère
Laitages1 yaourt nature, 100 g de fromage blanc nature ou 60 g de petit-suisse.
FromageEnviron 40 g.
LaitÀ éviter en boisson si digestion difficile ou sensibilité au lactose.
Chèvre / brebisSouvent mieux tolérés par certains, à tester individuellement.
Conseil : si tu suspectes une gêne digestive, teste une réduction temporaire et observe digestion, énergie et récupération.

Sel

5 g/jour suffisent comme repère général. Attention au sel caché dans le pain, la charcuterie, les fromages, conserves, plats préparés, biscuits et viennoiseries.

Sport : le sodium devient utile sur les efforts longs et chauds, mais l’excès quotidien reste défavorable.

Sucre ajouté

Le document donne un repère de 25 à 40 g/jour maximum. Attention aux sodas, jus, confiseries, glaces, céréales sucrées et produits transformés.

Piège : le sucre change de nom : sirop, maltose, dextrose, amidon, dextrine, etc.

Alcool et produits ultra-transformés

L’alcool et les produits ultra-transformés n’aident ni la récupération, ni le sommeil, ni l’adaptation à l’entraînement. L’objectif n’est pas l’interdiction totale, mais la cohérence avec les périodes d’entraînement.

À limiter. Elles perturbent la récupération, l’hydratation et la qualité du sommeil. Le document rappelle le repère français de 10 verres de vin par semaine maximum, mais pour le sportif il est préférable d’éviter autour des séances clés.
À éviter autant que possible : trop riche en sel, nitrites et mauvaises graisses.
Souvent riches en sel, mauvaises graisses, sucres, additifs et calories peu utiles. À remplacer par des aliments simples quand c’est possible.
Sodas, limonades et jus de fruits ne doivent pas devenir une base quotidienne. À distinguer des boissons de l’effort utilisées ponctuellement et testées.

Composer ses repas

Un repas de coureur doit rester simple : des légumes, une source de protéines, une portion de féculents adaptée à la charge d’entraînement, et de bonnes graisses.

MomentObjectifExemples
Petit-déjeunerÉviter le pic de sucre et tenir la matinée.Pain au levain, flocons d’avoine, fruit, œuf ou yaourt selon tolérance, quelques oléagineux.
DéjeunerFaire le plein sans lourdeur.Légumes + féculent + protéine + huile d’olive/colza.
DînerRécupérer sans surcharger.Légumes cuits + protéines digestes + féculents selon séance du lendemain.
CollationAdapter à l’entraînement.Banane, compote, yaourt, fruits secs, pain au levain, oléagineux.

Petit-déjeuner : repères du sportif

Avant une séance : plus l’effort est proche, plus il faut viser simple, digeste et connu.

Jeûne intermittent : prudence et individualisation

Le document évoque le jeûne intermittent 16/8 : 16 heures entre la dernière bouchée du dîner et la première bouchée du déjeuner, avec une fenêtre alimentaire de 8 heures. Cette pratique ne convient pas à tout le monde, notamment selon la charge d’entraînement, l’âge, les objectifs et la récupération.

Café, thé, infusion sans sucre ajouté, bouillons. Le document cite aussi certaines matières grasses comme huile de coco ou TCM.
Repos digestif, réduction du grignotage, meilleure concentration chez certains.
Ne pas l’utiliser si cela dégrade la qualité des séances, la récupération, l’humeur, le sommeil ou provoque des fringales. À éviter avant séances longues/intenses si non testé.

Mémo visuel : l’assiette simple

Part de l’assietteContenuÀ ajuster selon
1/2Légumes crus ou cuits selon tolérance.Digestion, saison, proximité de l’effort.
1/4Protéines : œufs, poisson, viande maigre, légumineuses.Séance intense, récupération, préférences alimentaires.
1/4Féculents : riz, pommes de terre, pain au levain, avoine, légumineuses.Volume d’entraînement, compétition, objectif poids.
+ 1 portionBonnes graisses : huile olive/colza, noix, graines.Digestion et moment de la journée.
+ eauHydratation régulière.Chaleur, transpiration, durée des séances.
Règle simple : plus la charge d’entraînement monte, plus la part de féculents peut augmenter. En période légère, elle peut diminuer.

Erreurs fréquentes du coureur

À retenir : l’alimentation du sportif repose sur la régularité. On construit une base solide au quotidien, puis on ajuste autour des séances et des courses.